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5/8/2004
Avant programme de la Section officielle de la 52e édition (17 au 25 septembre)
D’IMPORTANTES FIGURES DU CINÉMA INTERNATIONAL CANDIDANTS À LA CONCHA D’OR


Le Festival de Donostia-San Sebastián a réuni cette année dans sa programmation un ensemble de grands noms du cinéma mondial, parmi lesquels Adolfo Aristarain (Concha d’Or en 1992 avec Un lugar en el mundo), François Dupeyron (Concha d’Or en 1999 avec C’est quoi la vie ?), Robert Guédiguian, Goran Paskaljevic, John Sayles (Rétrospective en 1994), Carlos Sorín (Prix Spécial du Jury en 2002 avec Historias mínimas), Michael Winterbottom (Rétrospective en 2003).

Comme nous l’avions déjà annoncé, le 52e Festival ouvrira avec la projection hors compétition de MELINDA & MELINDA, le nouveau film de Woody Allen, dans lequel le réalisateur new-yorkais alterne comédie romantique et drame. Une histoire située à Manhattan, et interprétée, entre autres, par Will Ferrell, Jonny Lee Miller, Radha Mitchell, Amanda Peet, Chloë Sevigny et Wallace Shawn. Comme le dit un des personnages, “Il est déprimé, il est désespéré, il est au bord du suicide. La comédie est servie”.


Avant programme

Woody ALLEN

MELINDA & MELINDA, Etats-Units. Overture (Hors compétition)

   
XU Jinglei A LETTER FROM AN UNKNOWN WOMAN, Chine
Carlos SORÍN BOMBON-EL PERRO, Argentine - Espagne
Susanne BIER BRØDRE (BROTHERS), Danemark
María Victoria MENIS EL CIELITO, Argentine - France
SONG Il-gon GEO-MI-SOOP (SPIDER FOREST), Corée du Sud
Manolo MATJI HORAS DE LUZ, Espagne.
François DUPEYRON INGUÉLÉZI, France
Robert GUÉDIGUIAN MON PÈRE EST INGÉNIEUR, France
Michael WINTERBOTTOM NINE SONGS, Grande-Bretagne - Etats-Unis
Pete TRAVIS OMAGH, Irlande - Grande-Bretagne
Adolfo ARISTARAIN ROMA, Espagne - Argentine
Goran PASKALJEVIC SAN ZIMSKE NOCI, Serbie et Monténégro
John SAYLES SILVER CITY, Etats-Unis
Víctor GAVIRIA SUMAS Y RESTAS, Colombie - Espagne
Daoud AOULAD-SYAD TARFAYA, Maroc - France
Bahman GHOBADI TURTLES CAN FLY, Iran - Irak





A LETTER FROM AN UNKNOWN WOMAN. Xu Jinglei. Chine. Avec Xu Jinglei, Jiang Wen. Concourt pour le Prix Altadis-Nouveaux réalisateurs
Pour son second film comme réalisatrice, l’actrice Xu Jinglei (My Father and I, 2003) s’intéresse à la nouvelle de Stefan Zweig dont il existe déjà une splendide adaptation de Max Ophüls. Le regard oriental de Jinglei donne à l’histoire de cet amour d’une inconnue pour un homme qui l’ignore, de nombreux moments sensibles et subtils, teintés d’une douce tristesse et de la nostalgie d’un amour qui aurait pu exister.



BOMBON-EL PERRO. Carlos Sorín. Argentine - Espagne. Avec Juan Villegas.
Carlos Sorín continue son exploration de la Patagonie comme cadre géographique, mais aussi dessinant l’intérieur de ses personnages. L’histoire d’un homme solitaire et sans travail et d’un chien qui, sans le savoir, deviendra non seulement son ami mais aussi l’espoir d’une vie meilleure. Quatrième travail du réalisateur qui a gagné le Prix Spécial du Jury en 2002 avec Historias minimas.



BRØDRE (BROTHERS). Susanne Bier. Danemark. Avec Connie Nielsen, Ulrik Thomsen, Nikolaj Lie Kaas.
Il y a deux ans, Susanne Bier créait la surprise au Festival de Donostia-San Sebastián avec le film Open Hearts. Elle revient aujourd’hui avec un mélodrame familial qui évolue peu à peu vers un drame aux résonances troubles. Une histoire entre frères dans laquelle la guerre, la souffrance et l’amour se conjuguent en un triangle aux conséquences imprévisibles.



EL CIELITO. María Victoria Menis. Argentine - France. Avec Leonardo Ramírez, Dario Levy, Mónica Lairana.
Un jeune homme trouve un travail d’ouvrier dans la grange d’un village perdu en échange du gîte et du couvert. Il va peu à peu être amené à s’occuper du bébé de ses patrons, un couple en déroute. Un film au sens de l’observation aigu et chargé d’une multitude de petits moments d’émotion. Ce film faisait partie des projets présentés en 2003 à Ciné en Construction 4, dont il se dégageait par cette histoire sensible de responsabilité et d’amour.



GEO-MI-SOOP (SPIDER FOREST). SONG Il-gon. Corée du Sud. Avec KAM Woo-sung, SUH Jung, KANG Kyeong-heon. Concourt pour le Prix Altadis-Nouveaux réalisateurs
Un jeune homme, retrouvé évanoui sur une route, se réveille en se rappelant avoir vu deux cadavres dans une petite maison du « Bois des araignées ». Il découvrira peu à peu le mystère du bois et la frontière entre réalité et surnaturel s’atténuera. Le film, d’une beauté étrange, démarre comme un thriller sombre avant de plonger dans les méandres les plus occultes du cerveau et de l’âme humaine.
Deuxième film de l’un des réalisateurs les plus brillants du nouveau cinéma coréen, dont le premier long métrage Flower Island reçut le Prix de la Première Œuvre au Festival de Venise 2001.



HORAS DE LUZ, Manolo Matji. Espagne. Avec : Emma Suárez, Alberto San Juan.
Juan José Garfia et Marimar font connaissance en 1991. Lui a été condamné à plus de cent ans, elle est infirmière dans la prison. Une histoire d’amour naît et se développe malgré les oppositions des deux cotés des barrots. Grâce à Marimar, Garfia apprend à dire pardon. Mais les trois meurtres qu’il a commis en 1987 pèsent lourd dans sa vie et le placent inexorablement en face de la société. Un rayon de lumière peut-il naître dans l’obscurité la plus absolue ?



INGUÉLÉZI. François Dupeyron. France. Avec Eric Caravaca, Marie Payen.
Le dernier film du lauréat de la Concha d’Or pour C’est quoi la vie ?, est l’histoire d’une réconciliation. Une femme qui vient de perdre son mari se retrouve involontairement à aider un immigré kurde qui essaie d’atteindre l’Angleterre. Dans ce voyage silencieux, chacun cherche une raison de vivre. Un tournant notable dans le parcours d’un réalisateur qui cherche sans relâche des nouvelles formes de filmer ses histoires de manière de plus en plus intime et forte.



MON PÈRE EST INGÉNIEUR. Robert Guédiguian. France. Avec Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin
Il est médecin, elle est pédiatre et ils s’aiment depuis 14 ans. Chaque année, ils décident s’ils vont poursuivre leur relation ou non. Un jour, elle décide d’arrêter car elle ne veut pas le suivre dans sa carrière politique et préfère installer son cabinet dans un quartier défavorisé. Violée une nuit par un voisin fasciste qui se proclame de gauche, elle tombe dans un état catatonique. Lui, marié et avec un enfant, revient auprès d’elle pour la soigner et poursuivre leur relation.
Guédiguian, avec ses acteurs habituels, nous offre un film sur le désenchantement en politique, sans toutefois s’écarter de sa trajectoire de réalisateur militant et engagé.



NINE SONGS. Michael Winterbottom. Grande-Bretagne - Etats-Unis. Avec Margo Stilley, Kieran O’Brien.
Le réalisateur britannique, à qui le Festival avait dédié sa rétrospective en 2003, ne cesse d’expérimenter. Il s’intéresse cette fois à deux thèmes qui lui tiennent à cœur, la musique et le sexe, en suivant, d’une façon totalement inhabituelle dans le cinéma traditionnel, la vie d’un couple qui passe ses nuits dans des concerts de rock fabuleux (Primal Scream, Franz Ferdinand, The Black Rebel Motorcycle Club, etc) et ses jours en de fabuleuses rencontres sexuelles montrées de façon explicite. Des jours et des nuits filmés sur le mode du documentaire et qui construisent une magnifique histoire d’amour.



OMAGH. Pete Travis. Irlande - Grande-Bretagne. Avec Gerard McSorley, Michelle Forbes. Concourt pour le Prix Altadis-Nouveaux réalisateurs
Écrit et produit par le réalisateur de Bloody Sunday, Paul Greengrass, le film nous rappelle le terrible attentat d’Omagh le 15 août 1998, lorsqu’une bombe de le Real IRA provoqua un véritable massacre dans le centre-ville. L’enquête de Michael Gallagher, qui perdit son fils de 21 ans dans cet attentat, est le fil conducteur de cette histoire qui se transforme en une dénonciation de la situation politique du moment, au-delà de l’insupportable douleur que représente la perte d’un être cher.



ROMA. Adolfo Aristarain. Espagne - Argentine. Avec Juan Diego Botto, José Sacristán, Susú Pecoraro.
Aristarain retrouve José Sacristán et Juan Diego Botto dans un film sur la mémoire. Au travers de la relation entre un écrivain argentin exilé en Espagne et un jeune homme qui l’aide à rédiger sa biographie, se profile un portrait de l’Argentine des années 50, 60 et 70, dominé par la figure de Roma, mère de l’écrivain. La nouvelle réalisation du lauréat de la Concha d’Or 1992 avec Un lugar en el mundo.



SAN ZIMSKE NOCI. Goran Paskaljevic. Serbie et Monténégro. Avec Lazar Ristovski, Jasna Zalica, Jovana Mitic.
Serbie, hiver 2004. Lazar revient chez lui après dix longues années d’absence. C’est maintenant un homme différent qui a retrouvé sa liberté, un homme qui a décidé de se libérer du lourd poids de son passé et choisit de commencer une nouvelle vie dans un pays qui lui aussi semble vouloir avancer vers un avenir meilleur.
L’appartement où il vivait est occupé par Jasna, une mère célibataire qui s’occupe de sa fille autiste de 12 ans, Jovana. Réfugiées de Bosnie, cela fait longtemps qu’elles occupent illégalement l’appartement de Lazar. Abandonnée par son mari qui ne supportait pas l’autisme de leur fille, Jasna aimerait elle aussi tourner la page sur un passé difficile.
Comme elles ne savent pas où aller, Lazar n’a pas le courage de les mettre dehors. Peu à peu, des affinités particulières grandiront entre ces trois êtres marginalisés par la société.



SILVER CITY. John Sayles. Etats-Unis. Avec Chris Cooper, Richard Dreyfuss, Danny Huston.
John Sayles réunit quelques-uns de ses acteurs favoris dans cette histoire politique, située dans la petite ville de Colorado, au moment de la campagne électorale pour le poste de gouverneur. Un cadavre inattendu et dérangeant, découvert dans un lac, est le moteur d’une intrigue qui révèle les corruptions et les misères de la vie politique américaine. Richard Dreyfuss, Danny Huston, Billy Zane, Tim Roth, Thora Birch, Daryl Hannah et Maria Bello… composent le casting choral du dernier travail du réalisateur à qui le Festival avait dédié une rétrospective en 1994.



SUMAS Y RESTAS. Víctor Gaviria. Colombie - Espagne.
Avec Juan Carlos Uribe, María Isabel Gaviria, Fredy York Monsalve, Fabio Restrepo.
Des Colombiens d’un bon niveau social, unis par les affaires liées du trafic de cocaïne mais soumis aux méfiances, rivalités et trahisons, vivent une spirale de violence que personne ne semble capable d’arrêter. Le réalisateur de “La petite marchande de roses” nous surprend encore avec son nouveau film, un reflet du côté le moins connu de l’affaire de la drogue dans la Colombie d’aujourd’hui.



TARFAYA. Daoud Aoulad-Syad. Maroc - France. Avec Touria Alaoui, Mohamed Bastaoui, Mohamed Harraga.
Le réalisateur du film Le cheval de vent, présent l’an dernier dans la rétrospective « Entre amis et voisins : Porte ouverte au Maghreb », se penche maintenant sur la terrible réalité de ces immigrés qui rêvent d’atteindre les côtes espagnoles depuis l’Afrique en quête d’un monde meilleur. Un univers poignant d’histoires personnelles. Parmi elles, celle de Myriam, une jeune femme de 28 ans qui essaie désespérément de trouver la liberté. Le calvaire qu’elle doit endurer pour l’obtenir est le thème principal de ce courageux film marocain.



TURTLES CAN FLY, Bahman Ghobadi. Iran - Irak. Avec Avaz Latif, Soran Ebrahim.
À la frontière Iran-Irak, quelques semaines avant l’invasion de l’Irak par les troupes américaines, dans un camp de réfugiés kurdes qui fuient la répression de Saddam Hussein, un jeune garçon prend la direction des opérations. Il trouve une antenne parabolique pour se tenir au courant des nouvelles, il les traduit à sa manière, organise la désactivation des mines et essaie d’aider deux jeunes gens kurdes, frère et sœur, qui traînent avec eux un bébé… Un démarrage burlesque pour une tragédie actuelle. Dernier film de l’un des meilleurs réalisateurs kurdes d’Iran, auteur entre autres de Un temps pour l’ivresse des chevaux, Caméra d’Or du Festival de Cannes 2000.