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Le Festival de Donostia-San Sebastián a réuni
cette année dans sa programmation un ensemble de grands
noms du cinéma mondial, parmi lesquels Adolfo Aristarain
(Concha d’Or en 1992 avec Un lugar en el mundo), François
Dupeyron (Concha d’Or en 1999 avec C’est quoi la
vie ?), Robert Guédiguian, Goran Paskaljevic, John Sayles
(Rétrospective en 1994), Carlos Sorín (Prix Spécial
du Jury en 2002 avec Historias mínimas), Michael Winterbottom
(Rétrospective en 2003).
Comme nous l’avions déjà annoncé,
le 52e Festival ouvrira avec la projection hors compétition
de MELINDA & MELINDA, le nouveau film de
Woody Allen, dans lequel le réalisateur new-yorkais alterne
comédie romantique et drame. Une histoire située
à Manhattan, et interprétée, entre autres,
par Will Ferrell, Jonny Lee Miller, Radha Mitchell, Amanda Peet,
Chloë Sevigny et Wallace Shawn. Comme le dit un des personnages,
“Il est déprimé, il est désespéré,
il est au bord du suicide. La comédie est servie”.
Avant programme
| Woody ALLEN |
MELINDA & MELINDA,
Etats-Units. Overture (Hors compétition) |
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| XU Jinglei
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A LETTER FROM AN UNKNOWN
WOMAN, Chine |
| Carlos SORÍN |
BOMBON-EL PERRO, Argentine - Espagne |
| Susanne BIER |
BRØDRE (BROTHERS),
Danemark |
| María Victoria MENIS |
EL CIELITO, Argentine - France |
| SONG
Il-gon |
GEO-MI-SOOP (SPIDER FOREST),
Corée du Sud |
| Manolo MATJI |
HORAS DE LUZ, Espagne. |
| François DUPEYRON |
INGUÉLÉZI, France |
| Robert GUÉDIGUIAN |
MON PÈRE EST INGÉNIEUR,
France |
| Michael WINTERBOTTOM |
NINE SONGS, Grande-Bretagne - Etats-Unis |
| Pete TRAVIS |
OMAGH, Irlande - Grande-Bretagne |
| Adolfo ARISTARAIN |
ROMA, Espagne - Argentine |
| Goran PASKALJEVIC |
SAN ZIMSKE NOCI, Serbie
et Monténégro |
| John SAYLES |
SILVER CITY, Etats-Unis |
| Víctor GAVIRIA |
SUMAS Y RESTAS, Colombie
- Espagne |
| Daoud AOULAD-SYAD |
TARFAYA, Maroc - France |
| Bahman GHOBADI |
TURTLES CAN FLY, Iran
- Irak |
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A LETTER
FROM AN UNKNOWN WOMAN. Xu Jinglei. Chine. Avec Xu Jinglei,
Jiang Wen. Concourt pour le Prix Altadis-Nouveaux réalisateurs |
| Pour son second
film comme réalisatrice, l’actrice Xu Jinglei
(My Father and I, 2003) s’intéresse à
la nouvelle de Stefan Zweig dont il existe déjà
une splendide adaptation de Max Ophüls. Le regard oriental
de Jinglei donne à l’histoire de cet amour
d’une inconnue pour un homme qui l’ignore, de
nombreux moments sensibles et subtils, teintés d’une
douce tristesse et de la nostalgie d’un amour qui
aurait pu exister. |
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BOMBON-EL
PERRO. Carlos Sorín. Argentine - Espagne. Avec Juan
Villegas. |
| Carlos Sorín
continue son exploration de la Patagonie comme cadre géographique,
mais aussi dessinant l’intérieur de ses personnages.
L’histoire d’un homme solitaire et sans travail
et d’un chien qui, sans le savoir, deviendra non seulement
son ami mais aussi l’espoir d’une vie meilleure.
Quatrième travail du réalisateur qui a gagné
le Prix Spécial du Jury en 2002 avec Historias minimas. |
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BRØDRE
(BROTHERS). Susanne Bier. Danemark. Avec Connie Nielsen,
Ulrik Thomsen, Nikolaj Lie Kaas. |
| Il y a deux ans,
Susanne Bier créait la surprise au Festival de Donostia-San
Sebastián avec le film Open Hearts. Elle revient
aujourd’hui avec un mélodrame familial qui
évolue peu à peu vers un drame aux résonances
troubles. Une histoire entre frères dans laquelle
la guerre, la souffrance et l’amour se conjuguent
en un triangle aux conséquences imprévisibles. |
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EL CIELITO.
María Victoria Menis. Argentine - France. Avec Leonardo
Ramírez, Dario Levy, Mónica Lairana. |
| Un jeune homme
trouve un travail d’ouvrier dans la grange d’un
village perdu en échange du gîte et du couvert.
Il va peu à peu être amené à
s’occuper du bébé de ses patrons, un
couple en déroute. Un film au sens de l’observation
aigu et chargé d’une multitude de petits moments
d’émotion. Ce film faisait partie des projets
présentés en 2003 à Ciné en
Construction 4, dont il se dégageait par cette histoire
sensible de responsabilité et d’amour. |
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GEO-MI-SOOP
(SPIDER FOREST). SONG Il-gon. Corée du Sud. Avec
KAM Woo-sung, SUH Jung, KANG Kyeong-heon. Concourt pour
le Prix Altadis-Nouveaux réalisateurs |
Un jeune homme,
retrouvé évanoui sur une route, se réveille
en se rappelant avoir vu deux cadavres dans une petite maison
du « Bois des araignées ». Il découvrira
peu à peu le mystère du bois et la frontière
entre réalité et surnaturel s’atténuera.
Le film, d’une beauté étrange, démarre
comme un thriller sombre avant de plonger dans les méandres
les plus occultes du cerveau et de l’âme humaine.
Deuxième film de l’un des réalisateurs
les plus brillants du nouveau cinéma coréen,
dont le premier long métrage Flower Island reçut
le Prix de la Première Œuvre au Festival de
Venise 2001. |
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HORAS
DE LUZ, Manolo Matji. Espagne. Avec : Emma Suárez,
Alberto San Juan. |
| Juan José
Garfia et Marimar font connaissance en 1991. Lui a été
condamné à plus de cent ans, elle est infirmière
dans la prison. Une histoire d’amour naît et
se développe malgré les oppositions des deux
cotés des barrots. Grâce à Marimar,
Garfia apprend à dire pardon. Mais les trois meurtres
qu’il a commis en 1987 pèsent lourd dans sa
vie et le placent inexorablement en face de la société.
Un rayon de lumière peut-il naître dans l’obscurité
la plus absolue ? |
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INGUÉLÉZI.
François Dupeyron. France. Avec Eric Caravaca, Marie
Payen. |
| Le dernier film
du lauréat de la Concha d’Or pour C’est
quoi la vie ?, est l’histoire d’une réconciliation.
Une femme qui vient de perdre son mari se retrouve involontairement
à aider un immigré kurde qui essaie d’atteindre
l’Angleterre. Dans ce voyage silencieux, chacun cherche
une raison de vivre. Un tournant notable dans le parcours
d’un réalisateur qui cherche sans relâche
des nouvelles formes de filmer ses histoires de manière
de plus en plus intime et forte. |
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MON PÈRE
EST INGÉNIEUR. Robert Guédiguian. France.
Avec Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin |
Il est médecin,
elle est pédiatre et ils s’aiment depuis 14
ans. Chaque année, ils décident s’ils
vont poursuivre leur relation ou non. Un jour, elle décide
d’arrêter car elle ne veut pas le suivre dans
sa carrière politique et préfère installer
son cabinet dans un quartier défavorisé. Violée
une nuit par un voisin fasciste qui se proclame de gauche,
elle tombe dans un état catatonique. Lui, marié
et avec un enfant, revient auprès d’elle pour
la soigner et poursuivre leur relation.
Guédiguian, avec ses acteurs habituels, nous offre
un film sur le désenchantement en politique, sans
toutefois s’écarter de sa trajectoire de réalisateur
militant et engagé. |
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NINE
SONGS. Michael Winterbottom. Grande-Bretagne - Etats-Unis.
Avec Margo Stilley, Kieran O’Brien. |
| Le réalisateur
britannique, à qui le Festival avait dédié
sa rétrospective en 2003, ne cesse d’expérimenter.
Il s’intéresse cette fois à deux thèmes
qui lui tiennent à cœur, la musique et le sexe,
en suivant, d’une façon totalement inhabituelle
dans le cinéma traditionnel, la vie d’un couple
qui passe ses nuits dans des concerts de rock fabuleux (Primal
Scream, Franz Ferdinand, The Black Rebel Motorcycle Club,
etc) et ses jours en de fabuleuses rencontres sexuelles
montrées de façon explicite. Des jours et
des nuits filmés sur le mode du documentaire et qui
construisent une magnifique histoire d’amour. |
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OMAGH.
Pete Travis. Irlande - Grande-Bretagne. Avec Gerard McSorley,
Michelle Forbes. Concourt pour le Prix Altadis-Nouveaux
réalisateurs |
| Écrit et
produit par le réalisateur de Bloody Sunday, Paul
Greengrass, le film nous rappelle le terrible attentat d’Omagh
le 15 août 1998, lorsqu’une bombe de le Real
IRA provoqua un véritable massacre dans le centre-ville.
L’enquête de Michael Gallagher, qui perdit son
fils de 21 ans dans cet attentat, est le fil conducteur
de cette histoire qui se transforme en une dénonciation
de la situation politique du moment, au-delà de l’insupportable
douleur que représente la perte d’un être
cher. |
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ROMA.
Adolfo Aristarain. Espagne - Argentine. Avec Juan Diego
Botto, José Sacristán, Susú Pecoraro. |
| Aristarain retrouve
José Sacristán et Juan Diego Botto dans un
film sur la mémoire. Au travers de la relation entre
un écrivain argentin exilé en Espagne et un
jeune homme qui l’aide à rédiger sa
biographie, se profile un portrait de l’Argentine
des années 50, 60 et 70, dominé par la figure
de Roma, mère de l’écrivain. La nouvelle
réalisation du lauréat de la Concha d’Or
1992 avec Un lugar en el mundo. |
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SAN ZIMSKE
NOCI. Goran Paskaljevic. Serbie et Monténégro.
Avec Lazar Ristovski, Jasna Zalica, Jovana Mitic. |
Serbie, hiver
2004. Lazar revient chez lui après dix longues années
d’absence. C’est maintenant un homme différent
qui a retrouvé sa liberté, un homme qui a
décidé de se libérer du lourd poids
de son passé et choisit de commencer une nouvelle
vie dans un pays qui lui aussi semble vouloir avancer vers
un avenir meilleur.
L’appartement où il vivait est occupé
par Jasna, une mère célibataire qui s’occupe
de sa fille autiste de 12 ans, Jovana. Réfugiées
de Bosnie, cela fait longtemps qu’elles occupent illégalement
l’appartement de Lazar. Abandonnée par son
mari qui ne supportait pas l’autisme de leur fille,
Jasna aimerait elle aussi tourner la page sur un passé
difficile.
Comme elles ne savent pas où aller, Lazar n’a
pas le courage de les mettre dehors. Peu à peu, des
affinités particulières grandiront entre ces
trois êtres marginalisés par la société.
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SILVER
CITY. John Sayles. Etats-Unis. Avec Chris Cooper, Richard
Dreyfuss, Danny Huston. |
| John Sayles réunit
quelques-uns de ses acteurs favoris dans cette histoire
politique, située dans la petite ville de Colorado,
au moment de la campagne électorale pour le poste
de gouverneur. Un cadavre inattendu et dérangeant,
découvert dans un lac, est le moteur d’une
intrigue qui révèle les corruptions et les
misères de la vie politique américaine. Richard
Dreyfuss, Danny Huston, Billy Zane, Tim Roth, Thora Birch,
Daryl Hannah et Maria Bello… composent le casting
choral du dernier travail du réalisateur à
qui le Festival avait dédié une rétrospective
en 1994. |
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SUMAS
Y RESTAS. Víctor Gaviria. Colombie - Espagne.
Avec Juan Carlos Uribe, María Isabel Gaviria, Fredy
York Monsalve, Fabio Restrepo. |
| Des Colombiens
d’un bon niveau social, unis par les affaires liées
du trafic de cocaïne mais soumis aux méfiances,
rivalités et trahisons, vivent une spirale de violence
que personne ne semble capable d’arrêter. Le
réalisateur de “La petite marchande de roses”
nous surprend encore avec son nouveau film, un reflet du
côté le moins connu de l’affaire de la
drogue dans la Colombie d’aujourd’hui. |
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TARFAYA.
Daoud Aoulad-Syad. Maroc - France. Avec Touria Alaoui, Mohamed
Bastaoui, Mohamed Harraga. |
| Le réalisateur
du film Le cheval de vent, présent l’an dernier
dans la rétrospective « Entre amis et voisins
: Porte ouverte au Maghreb », se penche maintenant
sur la terrible réalité de ces immigrés
qui rêvent d’atteindre les côtes espagnoles
depuis l’Afrique en quête d’un monde meilleur.
Un univers poignant d’histoires personnelles. Parmi
elles, celle de Myriam, une jeune femme de 28 ans qui essaie
désespérément de trouver la liberté.
Le calvaire qu’elle doit endurer pour l’obtenir
est le thème principal de ce courageux film marocain. |
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TURTLES
CAN FLY, Bahman Ghobadi. Iran - Irak. Avec Avaz Latif, Soran
Ebrahim. |
| À la frontière
Iran-Irak, quelques semaines avant l’invasion de l’Irak
par les troupes américaines, dans un camp de réfugiés
kurdes qui fuient la répression de Saddam Hussein,
un jeune garçon prend la direction des opérations.
Il trouve une antenne parabolique pour se tenir au courant
des nouvelles, il les traduit à sa manière,
organise la désactivation des mines et essaie d’aider
deux jeunes gens kurdes, frère et sœur, qui
traînent avec eux un bébé… Un
démarrage burlesque pour une tragédie actuelle.
Dernier film de l’un des meilleurs réalisateurs
kurdes d’Iran, auteur entre autres de Un temps pour
l’ivresse des chevaux, Caméra d’Or du
Festival de Cannes 2000. |
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