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Dans le cadre du 52e festival International du Film de Donostia-San
Sebastián, dix-neuf films sont en compétition
pour le Prix Altadis-Nouveaux Réalisateurs, sponsorisé
par Altadis et doté de 90.000 € (95.000 US$ environ).
Parmi eux, trois sont en Section Officielle et seize à
Zabaltegi-Nouveaux Réalisateurs.
Dix-sept pays sont représentés dans cette sélection
qui propose un panorama de films très variés.
Deux films argentins et un film colombien pour le cinéma
latino-américain. L’Europe est représentée
par des titres venant de Suisse, Italie, France, Turquie, Norvège,
Irlande et Grande-Bretagne ainsi que la première œuvre
d’un réalisateur espagnol. Des films du Burkina-Faso,
Nouvelle-Zélande, Canada, Corée du Sud, Chine
et Hong-Kong complètent cette sélection.
Des histoires de famille qui reflètent la crise de la
société au travers de personnages et de situations
avec lesquels nous pouvons aisément nous identifier ;
les problèmes de travail et de marginalisation sociale
qui touchent les jeunes ; le cinéma noir dans ses différentes
variantes urbaines ; le cinéma politique ; les histoires
d’amour et de relations…
SECTION OFFICIELLE – NOUVEAUX RÉALISATEURS
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A LETTER
FROM AN UNKNOWN WOMAN. Xu Jinglei. Chine. Avec Xu Jinglei,
Jiang Wen. |
| Pour son second
film comme réalisatrice, l’actrice Xu Jinglei
(My Father and I, 2003) s’intéresse au roman
Lettre d’une inconnue de Stefan Zweig dont il existe
déjà une splendide adaptation de Max Ophüls.
Le regard oriental de Xu Jinglei donne à l’histoire
de cet amour d’une inconnue pour un homme qui l’ignore,
de nombreux moments sensibles et subtils, teintés
d’une douce tristesse et de la nostalgie d’un
amour qui aurait pu exister. |
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GEO-MI-SOOP
(SPIDER FOREST). SONG Il-gon. Corée du Sud. Avec:
KAM Woo-sung, SUH Jung, KANG Kyeong-heon. |
| Un jeune homme,
retrouvé évanoui sur une route, se réveille
en se rappelant avoir vu deux cadavres dans une petite maison
du « Bois des araignées ». Il découvrira
peu à peu le mystère du bois et la frontière
entre réalité et surnaturel s’atténuera.
Deuxième film du réalisateur de Flower Island,
Prix de la Première Œuvre au Festival de Venise
2001. |
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OMAGH.
Pete Travis. Irlande-Grande-Bretagne. Avec: Gerard McSorley,
Michelle Forbes. |
| Écrit et
produit par le réalisateur de Bloody Sunday, Paul
Greengrass, le film nous rappelle le terrible attentat d’Omagh
le 15 août 1998, lorsqu’une bombe de l’IRA
Authentique provoqua un véritable massacre dans le
centre-ville. L’enquête de Michael Gallagher,
qui y perdit son fils, est le fil conducteur de cette histoire
qui se transforme en une dénonciation de la situation
politique du moment. |
ZABALTEGI – NOUVEAUX RÉALISATEURS
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IM NORDWIND
(NORTH WIND), Bettina Oberli. Suisse. Avec: André
Jung, Judith Hofmann, Aiko Scheu |
| L’histoire
est en apparence semblable a beaucoup d’autres : le
père travaille dans une entreprise, la mère
est femme au foyer et la fille une adolescente en plein
conflit. Le film commence le jour où le père
est licencié. Pendant deux semaines nous suivons
la vie quotidienne de la famille désormais conditionnée
par cet événement. Ce film frappe en particulier
par sa mise en scène solide et sans concessions.
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CAMA
ADENTRO, Jorge Gaggero. Argentine-Espagne. Avec: Norma Aleandro,
Norma Argentina. |
| Beba est une bourgeoise
que le « corralito » bancaire a laissée
sans argent ; Dora est la servante de longue date que Beba
ne peut plus payer mais qu’elle tyrannise encore.
Portrait intelligent et amusant de deux femmes et des mondes
qu’elles représentent. Des dialogues justes
et une description parfaite des situations, appuyés
sur l’interprétation de deux actrices exceptionnelles.
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DAG OCH
NAT (DAY AND NIGHT). Dinamarca - Suecia. Dir.: Simon Staho.
Int.: Mikael Persbrandt, , Maria Bonnevie, Lena Endre, Pernilla
August, Sam Kessel |
| Un padre de familia
decide suicidarse. Pasa su último día en su
coche, encontrándose con su hijo, su ex esposa, su
amante, su madre y otras personas que le han rodeado en
su caída hacia un pozo de desesperación e
incomunicación. Simon Staho, director que ya participó
en 1998 Zabaltegi con su primera obra, Vildspor (Wildside)
, elabora un drama sin concesiones con grandes actores del
cine nórdico y una puesta en escena que constituye
todo un reto. |
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EVILENKO,
David Grieco. Italie-Russie. Avec: Malcolm McDowell, Marton
Csokas, Ronald Pickup. |
| Grieco lui-même
porte à l’écran son roman Il comunista
che mangiava i bambini, basé sur le personnage d’A.
R. Cikatilo plus connu sous le nom du « monstre de
Rostov », un assassin en série qui a tué,
violé et dévoré une bonne cinquantaine
d’enfants en Union Soviétique. Ce film, interprété
par Malcolm McDowell, est à la fois la radiographie
d’un dément et une métaphore de la décomposition
du régime communiste. |
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FRÍO
SOL DE INVIERNO, Pablo Malo. Espagne. Avec: Unax Ugalde,
Javier Pereira, Marisa Paredes, Marta Etura. |
| Pablo Malo débute
avec un mélodrame familial raconté d’une
manière personnelle qui le rapproche du cinéma
noir. Un jeune homme sans attaches qui vient de sortir d’une
institution psychiatrique, part en voyage à la recherche
de son père qu’il rend responsable des problèmes
de sa famille. Un parcours où il fait la connaissance
de personnages en tous genres le conduit à Lisbonne
et il découvre là-bas la vérité
sur son histoire. |
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IN DIE
HAND GESCHRIEBEN, Rouven Blankenfeld. Allemagne. Avec: Irma
Schmitt, Hans-Peter Deppe, Klaus Lehmann. |
| Au départ,
un drame familial : un couple doit s’occuper du père
de l’épouse suite à une embolie. Surprenante
évolution de l’histoire lorsque la femme, asphyxiée
par un père exigeant et tyrannique, par un mari brutal
et insensible, finit par prendre des décisions bien
peu orthodoxes. |
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IN MY
FATHER’S DEN, Brad McGann. Nouvelle-Zélande.
Avec: Matthew Macfadyen, Miranda Otto, Emily Barclay. |
| Revenir à
la maison peut parfois être très compliqué.
Paul, correspondant de guerre, revient dans son pays pour
l’enterrement de son père. Il se trouvera face
à un mélange de passé et de présent
dans un drame familial aux conséquences inattendues.
Un film bien construit qui utilise différents temps
pour raconter une histoire aux nombreuses ramifications.
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INNOCENCE,
Lucile Hadzihalilovic. France. Avec: Marion Cotillard, Hélène
de Fougerolles. |
| Basé sur
une histoire courte de l’auteur de La boîte
de Pandore (Lulú), ce conte symboliste de Frank Wedekind,
publié en 1903, prend place dans un lieu indéterminé
dans l’espace et le temps. L’action se déroule
dans une étrange maison isolée du monde où
vivent des petites filles de sept à treize ans. L’arrivée
d’une nouvelle élève dans cette singulière
école révélera les lourds mystères
que renferment ses murs. |
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JIANG
HU, Wong Ching Po. Hong-Kong. Avec: Andy Lau, Jacky Cheung,
Shawn Yue, Edison Chen. |
| Dans le dangereux
monde de la mafia de Hong-Kong, deux jeunes se voient offrir
l’opportunité de quitter leurs emplois de misère
pour se charger de l’assassinat d’un grand patron
de la mafia. Ce sera le premier pas dans un long parcours
criminel qui fera d’eux des puissants chefs du crime
et qu’ils ne pourront quitter, même si l’un
deux le tentera en fondant une famille. |
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KARPUZ
KABUGUNDAN GEMILER YAPMAK (BOATS OUT OF WATERMELON RINDS),
Ahmet Uluçay. Turquie. Avec: Ismail Hakki Taslak,
Kadir Kaymaz, Gülayse Erkoç. |
| Premier film pour
ce réalisateur turc qui vit dans une petite bourgade
d’Anatolie. Situé dans les années 60,
ce film raconte comment l’amour du cinéma pousse
deux adolescents à construire un projecteur dans
l’écurie de leur maison et leur rêve
de devenir cinéaste. Une histoire d’une grande
fraîcheur et innocence mise en valeur par des paysages
extraordinaires. |
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LA NUIT
DE LA VERITÉ, Fanta Regina Nacro. France-Burkina-Faso.
Avec: Mouss Cissé, Naki Sy Savane, Georgette Paré. |
| Après dix
ans d’une sanglante guerre ethnique, un traité
de paix entre les Nayaks, ethnie du Président, et
les Bonandés, rebelles groupés autour du colonel
Theo, est sur le point d’être signé.
Mais la fête de réconciliation sera assombrie
par le souvenir des terribles cruautés commises par
les deux bandes. La jeune réalisatrice africaine
ne vacille pas au moment de montrer la violence de cette
histoire. |
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PRÓXIMA
SALIDA, Nicolás Tuozzo. Argentine. Avec: Dario Grandinetti,
Pablo Rago, Ulises Dumont. |
| La fermeture d’une
ligne ferroviaire pousse à la rue un groupe de travailleurs
qui doivent apprendre à se recycler dans le monde
du travail. La difficulté de reconstruire leur vie
les rapproche de façon inattendue de leurs enfants
qui partagent avec eux l’incertitude concernant l’avenir.
Les uns et les autres cherchent une issue proche où
la vérité et le mensonge, l’ironie et
la douleur, l’échec et la victoire, se mélangent
en une nuit qui les marquera à tout jamais. Próxima
salida est projeté à San Sebastián
après sa présentation à Cinéma
en Construction 5 (Toulouse, mars 2004). |
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LA SOMBRA
DEL CAMINANTE, Ciro Guerra. Colombie. Avec: César
Badillo, Ignacio Prieto, Inés Prieto Saravia. |
| Ce film, Prix
Cinéma en Construction 4 des industries techniques,
raconte une histoire urbaine avec deux personnages atypiques
: un « silletero » qui prend 500 pesos pour
porter des gens sur son dos et un homme qui a perdu une
jambe. Entre eux deux va grandir une amitié sur laquelle
plane la violence d’un passé toujours présent |
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UNO,
Aksel Hennie. Norvège. Avec: Aksel Hennie, Nicolai
Cleve Broch. |
| Début dans
la réalisation pour l’un des acteurs nordiques
les plus prometteurs qui se réserve le rôle
principal. David vit à Oslo où il travaille
dans un gymnase. Son père est gravement malade, son
frère est handicapé et il ne s’entend
pas avec sa mère. Tout son monde va changer le jour
où son père meurt et qu’il est obligé
de trahir ses collègues. David va découvrir
ce qui est réellement important dans la vie. |
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A WAY
OF LIFE, Amma Asante. Grande-Bretagne. Avec: Stephanie James,
Nathan Jones, Gary Sheppeard, Dean Wong. |
| Tout tourne, dans
ce film extrêmement dur, autour de Leigh-Anne, une
jeune femme de dix-huit ans, qui vit avec sa fillette de
dix mois et ses trois amis Robbie, Gavin et Stephen dans
la marginalité d’une grande ville. Poussés
inexorablement vers un avenir sans issue, condamnés
à la frustration et à la rage qui finissent
par provoquer un violent crime racial sur un jeune voisin
musulman. |
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WILBY
WONDERFUL. Daniel MacIvor.Canada. Avec: James Allodi, Maury
Chaykin, Paul Gross, Callum Keith Rennie, Sandra Oh. |
| Vingt-quatre heures
dans la vie d’une petite ville sur une île où
apparemment rien ne se passe jamais. Une journée
pendant laquelle se croisent différents personnages
qui tentent de maintenir un semblant de normalité
dans un comportement qui cache des petits secrets pas du
tout conventionnels. Une comédie chorale qui regarde
avec tendresse ses personnages interprétés
par un groupe d’excellents acteurs. |
Donostia – San Sebastián le 13 Août, 2004
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