|
Le cinéma latino-américain occupe une
place privilégiée au Festival International du
film de Donostia-San Sebastián, rendez-vous incontournable
pour connaître la toute dernière production de
ce continent. Dix films en provenance de six pays: Mexique,
Equateur, Chili, Brésil, Bolivie et Argentine, concourent
au Prix Horizontes doté de 18.000 euros.
| 
|
LA VIDA
POR PERÓN, Sergio Bellotti, Argentine.
(Film d’ouverture) |
| Tout se passe
le jour du décès du général
Peron. Le même jour meurt le père d’un
jeune militant de la gauche péroniste. Sans qu’il
ne puisse faire grande chose pour l’éviter,
la veillée devient le centre d’un complot du
mouvement pour remplacer le cadavre du président
par le corps de son père, dans le but d’imposer
le discours de la gauche face aux militaires les plus réactionnaires.
Le nouveau travail du réalisateur de Sudeste. |
| |
EL ATRACO,
Paolo Agazzi, Bolivie-Espagne. |
| Bolivie. Fin des
années 80. Une camionnette bourrée d’argent
est attaquée au cœur du haut plateau andin.
Le chauffeur, le caissier et le policier sont assassinés.
L’énormité de la somme d’argent
volé surprend les voleurs eux-mêmes. Inspiré
d’un fait-divers arrivé à Calamarca
dans les années soixante, le film prend comme axe
thématique la corruption du pouvoir. Un film dur,
avec des touches d’humour noir, interprété
par des comédiens péruviens, boliviens et
par l’espagnole Lucía Jiménez. |
| 
|
BUENOS
AIRES 100 KM., Pablo José Meza, Argentine-France.
|
| Cinq garçons
de 13 ans vivent dans un village à 100 Km de la capitale.
Ils passent leurs journées à ne rien faire,
ils découvrent les petites mesquineries du village
et de ses voisins. Certains secrets de famille font surface
peu à peu et leur montrent la dureté du chemin
de l’enfance à l’adolescence, la difficulté
de grandir dans un monde sans vie à soi ni avenir. |
| 
|
CRÓNICAS,
Sebastián Cordero, Equateur-Mexique-Espagne. |
| Le nouveau film
du réalisateur de Ratas, ratones, rateros nous conduit
dans un village perdu où un assassin d’enfants
terrorise la population. Le film ne cherche pas à
raconter une enquête policière mais la manipulation
réciproque du meurtrier présumé (Damián
Alcázar) et d’un reporter vedette de la télévision
de Miami joué par John Leguizamo. Leonor Watling
interprète la productrice de l’émission
télé. |
| 
|
MALA
LECHE, León Errázuriz, Chili. |
| Negro Chico et
Carita de Monkey sont deux copains qui ont un petit problème
avec un gangster local nommé El Yao. Mais le problème
n’est pas si petit car ils doivent beaucoup d’argent
au capo qui les menace de mort s’ils ne payent pas
très vite. Mala leche, un thriller urbain dur avec
des clins d’œil au cinéma de Tarantino,
est un des rares films chiliens tournés cette année. |
| 
|
NO SOS
VOS, SOY YO, Juan Taratuto, Argentine-Espagne. |
| Une histoire de
couples. María et Javi s’aiment, décident
de se marier et commencer une nouvelle vie à Miami.
Elle part la première. La vie continue et sur leur
chemin ils croisent de nouvelles amours qui feront s’écrouler
tous leurs plans. Un mélodrame qui dérive
en comédie pour finir sur un accent aigre-doux. Un
ensemble de comédiens excellents dans un film amusant
au rythme rapide et léger. |
| 
|
OTRA
VUELTA, Santiago Palavecino, Argentine. |
| Un cinéaste
revient dans sa ville natale pour tourner son premier film
à partir d’un conte écrit par un écrivain
local connu. En arrivant il apprend le suicide d’un
ancien ami dans des circonstances étranges. Peu à
peu, le projet de film se perd au milieu d’une recherche
autour des derniers jours de l’écrivain. Présenté
à Cinéma en Construction 4, en septembre 2003. |
| 
|
O
OUTRO LADO DA RUA. Marcos Bernstein, Brésil-France.
|
| Elle
a 65 ans, elle vit seule, elle s’ennuie. Elle surveille
les voisins et dénonce à la police tout comportement
irrégulier. Lui vient de perdre sa femme. Elle le
croit un assassin. Ils finissent par tomber amoureux. Un
portrait très juste de la solitude dans la grande
ville, avec un grand sens de l’observation, de l’humour
et beaucoup de sensibilité. Premier film du scénariste
de Terra Estrangeira (Terre étrangère) et
Central do Brasil, petit hommage à Krótki
film o milosci (Brève histoire d’amour) de
Kieslowski, joué avec superbe par les vétérans
Fernanda Montenegro et Raul Cortez. |
| 
|
PARAPALOS,
Ana Poliakov, Argentine-Belgique. |
| Présenté
lors de Cinéma en Construction 5 (Toulouse, mars
2004), le film raconte l’histoire de deux personnes
vivant sous le même toit sans être ensemble.
Il travaille la nuit dans un bowling, elle travaille le
jour à la Poste. Ils sont cousins, partagent le même
lit, pas au même moment. Écrit avec Santiago
Loza, le réalisateur de Extraño, ce film minimaliste
est une proposition radicale qui nous rapproche avec tendresse
de deux personnages insolites. |
| 
|
PUEBLO
CHICO, Fernan Rudnik, Argentine. |
| Sélectionné
à Cinéma en Construction 4 (San Sebastián,
septembre 2003). Voici l’histoire d’un petit
village à côté de la mer qui voit passer
les jours avec le calme des choses inamovibles. Jusqu’au
jour de l’arrivée de quelques investisseurs
étrangers qui ont l’intention d’y amener
le progrès. Le maire et quelques voisins s’opposent
à cette invasion et sont condamnés à
l’isolement. Mais ils résisteront en sachant
bien que c’est la seule manière de ne pas disparaître. |
|