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| 17/08/2006 |
DIX-HUIT FILMS EN COMPETITION A
ZABALTEGI - NOUVEAUX REALISATEURS
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Dix-huit films constitueront la section Zabaltegi - Nouveaux
Réalisateurs lors du 54e Festival International du Film
de Donostia - San Sebastián, qui aura lieu du 21 au 30
septembre. Des cinéastes du monde entier ayant réalisé
leur premier ou deuxième long métrage seront en
compétition pour les Prix Altadis - Nouveaux Réalisateurs
et Montblanc - Nouveaux Scénaristes. Seront également
candidats à ces Prix les films des nouveaux réalisateurs
en compétition en Section Officielle.
Dans ce panorama des nouveaux venus dans le cinéma international
figurent quelques noms déjà remarqués dans
le court métrage, comme le Britannique Sean Ellis, candidat
à l’Oscar avec Cashback, qui a développé
son thème dans un long métrage homonyme, ou le
basque Koldo Serra, qui s’est distingué dans le
très primé El tren de la bruja et qui présente
maintenant Bosque de sombras / The Backwoods. Par ailleurs,
un acteur consacré comme l’Américain David
Strathairn contribue comme producteur à The Sensation
of Sight du nouveau réalisateur Aaron J. Wiederspahn.
En dehors de cette présence américaine ou des
quatre films espagnols précédemment annoncés,
Zabaltegi - Nouveaux Réalisateurs proposera une représentation
de cinématographies moins habituelles venant d’Islande
(Born / Children), des Philippines (Ang Daan Patungong Kalimugtong)
ou de Singapour (Singapore Dreaming). Du continent asiatique
nous viendra la Chine avec Ji Quan Bu Ning / One Foot Off the
Ground. La contribution latino-américaine sera cette
année brésilienne, mexicaine et argentine, incluant
le film lauréat du Prix Cinéma en Construction
2005 des Industries Techniques Proibido proibir, et le lauréat
de la Mention spéciale Familia tortuga. Seront également
présents à Zabaltegi - Nouveaux Réalisateurs
la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, la Suisse,
la Belgique, la République Tchèque, le Danemark
et la Norvège.
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ZABALTEGI - NOUVEAUX REALISATEURS
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DIAS DE INVIERNO, Judith Colell (Espagne).
Une jeune concertiste de violoncelle entretient une relation
avec un professeur de musique beaucoup plus âgé
qu’elle. Un vigile de supermarché perd son travail
pour avoir volé un bijou qu’il pensait offrir à
sa femme. Après un arrêt de travail d’un
an, une femme professeur revient à son poste avec la
peur d’affronter les élèves. Trois histoires
en parallèle dans ce second long métrage de Judith
Colell, réalisatrice de Nosotras (2000).
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ANG DAAN PATUNGONG
KALIMUGTONG, Mes de Guzman (Philippines).
Un garçon et une fille en bas âge, frère
et sœur, vivent dans une cabane loin de toute habitation
avec leur grand-père qui survit dans un état végétatif.
Ils parcourent chaque jour plusieurs kilomètres pour
aller à l’école, visitent la tombe de leurs
parents et attendent leurs deux « oncles » qui leur
procurent une nourriture sommaire. Quand les « oncles
» tardent à venir, ils se nourrissent d’herbes…
Très proche du regard documentaire sur des êtres
qui semblent appartenir à un autre monde, ce film marque
le retour au Festival, après de nombreuses années
d’absence, du cinéma philippin.
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BORN / CHILDREN,
Ragnar Bragason (Islande).
Une infirmière, mère de quatre enfants, doit se
battre avec son second mari pour la garde de ses trois filles
et avec le premier pour l’entretien de son aîné,
fan de football. Dans le voisinage vit Marino, schizophrène
qui ne supporte pas que sa mère, veuve, ait une aventure
amoureuse. Ce film fait partie d’un projet du réalisateur
qui promet une suite sur les parents. Première oeuvre
puissante capable de combiner touches tragiques et moments de
comédie.
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BOSQUE DE SOMBRAS
/ THE BACKWOODS, Koldo Serra (Espagne - Grande-Bretagne - France).
Nord de l’Espagne, fin des années 70, l’été
le plus chaud des dernières années. Norman et
Lucy, un couple d’Anglais, ne traversent pas le meilleur
moment de leur vie à deux. Des vacances avec deux amis,
Paul et Isabel, paraît être une solution. Loin de
Londres, ce qui se présentait comme un week-end idyllique
entre nature et chasse dans la maison achetée récemment
par Paul, ne se terminera pas comme ils l’auraient souhaité.
Le choc culturel avec les villageois menés par Paco et
la découverte fortuite d’une maison abandonnée
déclencheront une spirale de violence. Le réalisateur
basque Koldo Serra débute dans le long métrage
avec une distribution internationale, après avoir réalisé
plusieurs courts métrages dont El tren de la bruja (2003)
qui, parmi les nombreux prix reçus, s’est vu décerner
le Mélies d’Or du meilleur court métrage
européen de cinéma fantastique à Sitges.
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CASHBACK, Sean
Ellis (Grande-Bretagne).
Etudiant aux beaux-arts, Ben Willis se fait plaquer par sa petite
amie Suzy. Devenu insomniaque suite à cette rupture,
il se met à travailler de nuit au supermarché
du coin. Là, il fait la connaissance de quelques personnages
hauts en couleur qui cultivent, chacun à sa manière,
l'art de tromper l'ennui pendant les longues heures de travail.
L'art de Ben consiste à imaginer qu'il suspend le temps,
ce qui lui permet d'apprécier la beauté du monde
"en mode pause" et des êtres qui le peuplent.
Il est particulièrement sensible au charme de Sharon,
la discrète caissière qui détient peut-être
la clé de ses insomnies.
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LA DISTANCIA, Iñaki
Dorronsoro (Espagne).
Un boxeur prometteur est incarcéré après
avoir tenté d’attaquer une banque. En prison, sous
la pression d’un policier corrompu, il assassine un autre
détenu. Une fois libéré, il noue une relation
avec la veuve de sa victime, prostituée dans un club,
harcelée elle aussi par la police. Du cinéma noir
sur fond de boxe, de corruption et de relations humaines. Premier
film du réalisateur Iñaki Dorronsoro, également
auteur du moyen métrage El ojo del fotógrafo (1993).
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EMMAS GLÜCK
/ EMMA'S BLISS, Sven Taddicken (Allemagne).
Un médiocre employé chez un concessionnaire automobile
apprend qu’il est atteint d’un cancer du pancréas
en phase terminale. Il envisage de passer ses derniers jours
dans quelque paradis mexicain, mais le hasard d’un accident
de la route le conduit à un élevage de cochons
tenu par une jeune femme sauvage, solitaire et criblée
de dettes. Une relation amoureuse naîtra entre eux. Mélodrame
intense qui mêle avec habileté comédie et
drame et repose sur l’étude pointue des personnages
principaux, interprétés par deux des acteurs les
plus populaires du cinéma allemand actuel.
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FAIR PLAY, Lionel
Bailliu (France - Belgique - République Tchèque).
Des eaux calmes pour pratiquer l'aviron, un fronton de squash,
un parcours de cross, un terrain de golf et les courants d’un
fleuve au fond d’une gorge profonde sont les décors
où un groupe de yuppies partage jalousie, rancoeur et
chantage pour s’approprier le pouvoir dans une grande
entreprise. Une curieuse combinaison d’entraînement
sportif et d’intrigues patronales, narrée sur un
rythme fébrile, avec un suspense croissant, des scènes
spectaculaires et beaucoup de tension. Un premier film solide
qu’interprètent quelques-uns des jeunes acteurs
les plus en vue du cinéma français.
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FAMILIA TORTUGA,
Rubén Imaz Castro (Mexique).
La famille Tortuga : deux adolescents, un père au chômage
et un oncle avec une paralysie cérébrale. Le film
suit le parcours de ces quatre personnages pendant une journée
entière, veille du premier anniversaire de la mort de
la mère, dont l’absence continue à peser
à chacun. Premier film d’un très jeune réalisateur
mexicain qui montre à l'évidence une forte personnalité
et une étonnante maîtrise de la mise en scène.
Mention spéciale Cinéma en Construction 9.
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KUNSTEN AT GRÆDE
I KOR / THE ART OF CRYING, Peter Schønau Fog (Danemark).
Les années 70 dans une petite ville danoise impénétrable
et sans issues. Un laitier, peu satisfait de lui-même
et de la famille qu’il a contribué à former,
menace constamment de se suicider. Il pense ainsi recevoir un
peu d’affection de ses enfants qui le consolent de façon
bien peu orthodoxe. Les monstres qu’il a nourris vont
devenir indépendants et générer leurs propres
horreurs. Cette histoire est vue par les yeux d’un enfant
qui interprète à sa manière la situation
anormale dans laquelle se trouve sa famille. Une histoire qui
commence comme une comédie grotesque et devient vite
une fable terrible.
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KUTSIDAZU BIDEA,
IXABEL, Fernando Bernués & Mireia Gabilondo (Espagne).
Un jeune homme de San Sebastián décide de passer
l’été dans une maison perdue dans la montagne
pour améliorer son niveau en basque. Dans cette maison,
il constatera que le basque utilisé par ses habitants
est assez différent de celui qu’il a appris à
l’université. Il y découvrira également
les surprises, les plaisirs et les désagréments
de la vie à la campagne. Intégralement tourné
en basque, le film est l’adaptation du roman à
succès de Josean Sagastizabal et le premier long métrage
de Fernando Bernues et Mireia Gabilondo.
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MEI MAN REN SHENG
/ SINGAPORE DREAMING, Yen Yen Woo, Colin Goh (Singapour).
Une famille de classe moyenne dans Singapour, paradis du capitalisme
compétitif et sauvage. Le père rêve d’une
demeure plus luxueuse qu’il ne peut obtenir qu’en
gagnant au loto. La fille, mariée et enceinte, reproche
à son mari son échec social. Le fils, diplômé
aux Etats-Unis, ne décroche pas le travail tant voulu.
Sa fiancée attend avec patience le succès du diplômé
pour l'épouser.Une comédie à l’humour
subtil qui dépeint avec précision les problèmes
d’une société beaucoup plus occidentale
qu’asiatique.
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JI QUAN BU NING
/ ONE FOOT OFF THE GROUND, Chen Daming (Chine).
Une troupe d’opéra traditionnel se disperse par
manque de fonds et ses membres doivent refaire leur vie en cherchant
un nouvel emploi. L’un d’entre eux se lance dans
la vente de chiens "falsifiés", un autre vit
de petits trafics pendant que sa femme rêve d’émigrer
en France et le troisième travaille comme photographe.
Mais tous espèrent que la troupe pourra reprendre. Les
péripéties vécues par ces personnages font
constamment sourire et quelques gags très heureux provoquent
de francs éclats de rire. Une comédie sans prétention
hautement sympathique.
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PROIBIDO PROIBIR,
Jorge Durán (Brésil).
Deux amis partagent un appartement. L’un est étudiant
en médecine, un peu « anar », amateur de
pétard et adepte de la devise “Il est interdit
d’interdire”. L’autre a une petite amie étudiante
en sociologie et sensible aux problèmes sociaux. Le conflit
entre les deux éclate quand la fiancée du deuxième
tombe amoureuse du premier… Nouvelle version très
libre de Jules et Jim, de Truffaut, qui séduit par la
fraîcheur des trois personnages et de leurs interprètes.
Prix Cinéma en Construction 8 de l’Industrie.
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THE SENSATION OF
SIGHT, Aaron J. Wiederspahn (Etats-Unis).
Un professeur d’anglais introverti se sent responsable
d’une tragédie récente dont il a été
le témoin. Il décide d’abandonner la routine
et sa famille pour se consacrer à vendre des encyclopédies
au porte-à-porte, avec l’espoir de trouver une
réponse au pourquoi de ce drame ainsi que la rédemption
dont il a besoin. Une exploration poétique du drame,
avec une galerie de personnages réunis dans un enchevêtrement
de solitude, culpabilité et doutes existentiels. Élégante
mise en scène et distribution d’acteurs consacrés
menés par David Strathairn, candidat aux Oscars pour
Bonsoir, et bonne chance.
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SONNER (SONS),
Erik Richter Strand (Norvège).
Le maître-nageur d’une piscine croit reconnaître
un pédophile qui a abusé de lui dans son enfance.
Il en a la confirmation lorsqu’il le voit faire monter
un jeune garçon dans sa voiture. Il le filme et le fait
chanter en le menaçant de diffuser le film. Apparaissent
d’autres anciennes victimes et les médias parlent
d’un commando anti-pédophile… Un thème
totalement d’actualité, abordé d’un
point de vue original et qui évite toute sorte de jugement
sur des personnages dépeints tout en nuance.
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VISPERAS, Daniela
Goggi (Argentine).
Une femme subit une biopsie dont le résultat est incertain.
Elle passe le week-end qui la sépare du résultat
des examens avec sa charmante famille, maîtresse dans
l’art d’ignorer les problèmes. Nous rencontrons
la sœur, la nièce et son fiancé, l’oncle
qui vieillit et la mère possessive et légèrement
capricieuse. Aucune véritable communication n’existe
entre des personnages qui doivent, dans la solitude, se soumettre
à leurs propres attentes. Cinéma intimiste jouant
avec la solitude des personnages et leurs problèmes existentiels.
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WIR WERDEN UNS
WIEDERSEH'N / SO LONG!. Oliver Paulus & Stefan Hillebrand
(Suisse-Allemagne)
Le second film d’Oliver Paulus et Stefan Hillebrand (qui
ont obtenu en 2003 une mention spéciale à San
Sebastián, section Premières Œuvres, avec
son premier film When The Right One Comes Along) se déroule
dans une maison de retraite. Un lieu que les gens fréquentent
seulement s’ils ont une bonne raison : rendre visite à
un patient, y travailler ou venir y chercher les soins nécessaires.
Les trois personnages principaux travaillent dans la maison
de retraite et, comme beaucoup de leurs patients, doivent affronter
leurs peurs pour pouvoir vivre. Pour les auteurs, ce film parle
d’espoir. L’espoir des personnes âgées
de voir arriver l’infirmier, de pouvoir prendre leur petit-déjeuner,
de mourir. L’espoir que vienne le bonheur, l’espoir
pour pouvoir vivre. Car qui a peur de mourir, a peur de vivre…
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Donostia - San Sebastián, 17 août 2006 |
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