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| 1/09/2006 |
SEIZE FILMS EN COMPÉTITION DANS LA SÉLECTION
HORIZONTES
de Horizontes Latinos
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Seize films seront en compétition dans la Sélection
Horizontes du Festival International du Film de Donostia
- San Sebastián. Les films proposés dans ce panorama
de la production latino-américaine de l’année
seront candidats au Prix Horizontes du meilleur film de la Sélection.
Dix films, issus de Cinéma en Construction et aujourd’hui
terminés, et dont certains ont démarré une
remarquable carrière internationale, comme par exemple
El violín, Un Certain Regard au dernier Festival de Cannes,
ou La perrera, Prix VPRO Tiger au Festival de Rotterdam, seront
présentés dans la Sélection Horizontes. On
pourra également y voir des œuvres qui ont déjà
une trajectoire internationale notable comme El custodio, en compétition
en Section Officielle au Festival de Berlin, ou Glue, présenté
aux Festivals de Rotterdam et Buenos Aires.
Sera également présenté en Spéciale
Horizontes, hors compétition, le film vénézuélien
dirigé par Román Chalbaud El Caracazo.
Enfin, Made in Spain proposera une sélection
pointue de la production espagnole la plus intéressante
de l’année qui, avec les projets précédemment
annoncés de Cinéma en Construction 10,
complètera les trois blocs composant l’espace Horizontes
Latinos consacré intégralement par le Festival
au cinéma espagnol et latino-américain. |
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OS
12 TRABALHOS, Ricardo Elías (Brésil)
Un
jeune homme essaie de refaire sa vie après avoir passé
deux années dans un centre d’éducation surveillée
pour vol de voitures. Son cousin lui trouve un poste à
l’essai dans une entreprise de coursiers et il s’investit
dans son travail avec application et sérieux. Les dangers
sont nombreux dans les quartiers de la grande ville que le jeune
homme doit fréquenter, mais il essaie de les éviter
avec intelligence. Un premier film qui s’écarte
de l’ambiance cliché des favelas pour nous faire
découvrir d’autres aspects de la grande ville et
nous offrir une image différente de celle que l’on
a l’habitude de voir dans le cinéma brésilien.
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EL
CUSTODIO, Rodrigo Moreno (Argentine - Allemagne - France
- Uruguay)
Portrait
d’un garde du corps de ministre, obligé de suivre
pas à pas son protégé, supporter ses sautes
d’humeur et faire avec les attentes interminables. Dans
sa vie privée, il ne reçoit pas le moindre encouragement
et ne trouve de satisfaction qu’en dessinant des portraits.
Un jour, le ministre est victime d’une attaque et le garde
du corps décide de passer à l’action. La mise
en scène, distanciée et subtile, et le travail de
l’acteur principal sont particulièrement remarquables.
En compétition au dernier Festival de Berlin. |
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ESAS
NO SON PENAS, Anahí Hoeneisen, Daniel Andrade (Équateur)
Marina,
Tamara, Diana et Elena sont quatre trentenaires qui se sont perdues
de vue depuis pas mal de temps, et qui décident de se réunir
avec une cinquième camarade de collège, gravement
malade. Le dîner entre amies révèle les problèmes,
les espoirs déçus et les échecs professionnels
et sentimentaux de chacune. Une oeuvre issue de Cinéma
en Construction qui dénote un talent évident des
réalisateurs pour la mise en scène et la direction
des actrices, toutes excellentes. Totalement terminé, ce
film sera projeté en première mondiale à
San Sebastián. |
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FUERA
DEL CIELO, Javier Patrón “Fox” (Mexique)
Dans
le paysage urbain dévasté de la ville de Mexico,
les vies d’une poignée de personnages s’entrecroisent
au cours d’une journée. Malboro vient de sortir de
prison et cherche son frère, Cucu, possible responsable
de son incarcération. Pendant 24 heures, ils prendront
le temps de se retrouver et de se pardonner, avec la sensation
étrange de ne pouvoir échapper à un monde
dominé par la violence. Film sélectionné
à Cinéma en Construction 6 et présenté
cette année au Festival de Guadalajara. |
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GLUE,
Alexis dos Santos (Argentine - Grande-Bretagne)
Deux
jeunes garçons sont inséparables dans leurs balades
et leurs jeux. Ils préparent un week-end d’excursion
à Neuquén, dans l’appartement du père
de l’un d’eux. Ils rêvent qu’Andréa,
une jeune fille qui leur a tapé dans l’œil,
les accompagne dans ce voyage. Mais cette dernière n’a
pas l’autorisation de ses parents et les garçons
se limiteront à sniffer de la colle. L’expérience
se termine mal, mais il y aura d’autres occasions. Un
film sur des adolescents par des adolescents, qui privilégie
surtout le portrait des personnages. Présenté
aux Festivals de Rotterdam et Buenos Aires.
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LO
MÁS BONITO Y MIS MEJORES AÑOS, Martín
Boulocq (Bolivie - Etats-Unis)
Berto,
qui rêve de vendre sa voiture pour s’acheter un billet
d’avion pour l’Espagne, et Victor, employé
d’un vidéoclub, sont amis bien qu’ils n’aient
pas grand-chose en commun. Victor sort avec Camila et montre à
Berto comment rencontrer des femmes. Berto s’y emploie,
mais les résultats ne sont pas concluants. Un film qui,
au lieu de privilégier l’histoire, se centre plutôt
sur ses personnages, exotiques et quelque peu déboussolés.
Un curieux exemple de cinéma nerveux et moderne venant
d’un pays comme la Bolivie plutôt rare dans nos salles
de cinéma. |
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METEORO,
Diego de la Texera (Brésil - Porto Rico - Venezuela)
Fin
des années 60, dans une zone déserte, un groupe
d’hommes travaille à la construction d’une
route entre Rio et Fortaleza. Leurs soucis s’évanouissent
quand arrive un bus avec des visiteuses qui trouvent rapidement
l’homme de leur vie. Le manque de moyens dû à
la crise que traverse le pays est compensé par les surprises
causées par une étrange météorite
qui traverse le ciel aux moments les plus inattendus. L’effort
déployé pendant plus de trois ans pour finaliser
le film en a valu la peine devant la grâce et la fraîcheur
du travail fini. Découvert à Cinéma en Construction,
le film sera présenté en première mondiale
à San Sebastián. |
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MORIRSE
EN DOMINGO, Daniel Gruener (Mexique)
L’oncle
ne trouve rien de mieux que de mourir un dimanche, alors que les
pompes funèbres sont partout fermées. La seule prête
à s’occuper du corps le vend à l’université.
Le neveu découvre le trafic, exige que le cadavre de son
oncle soit incinéré et, en passant, tombe amoureux
de la fille du préposé à l’incinération.
Cette histoire de cadavre qui ne trouve pas la paix est traitée
selon les canons de l’authentique comédie noire que
le réalisateur maîtrise avec habileté, provoquant
des situations très cocasses interprétées
par des acteurs excellents. Beaucoup d’humour, des dialogues
caustiques et un surréalisme constant. Le film sera présenté
en première mondiale à San Sebastián |
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LA
PERRERA, Manuel Nieto (Uruguay - Argentine - Canada - Espagne)
David
a 25 ans, une fiancée dont il ne s’occupe guère,
une allergie aux études et au travail et un père
fatigué de l’entretenir. Ce dernier lui propose de
se construire une petite maison à la campagne, mais le
jeune homme ne montre pas un grand enthousiasme pour cette idée.
Un premier film sur des jeunes sans espoir ni travail, réalisé
avec rigueur et sens de l’humour. Présenté
à Cinéma en Construction, ce film a reçu
le Prix VPRO Tiger au dernier Festival de Rotterdam. |
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LA
PUNTA DEL DIABLO, Marcelo Paván (Argentine - Venezuela
- Uruguay)
Un
neurochirurgien, habitué à extraire des tumeurs
cérébrales, découvre qu’il est lui-même
atteint d’un cancer qui lui laisse très peu de temps
à vivre. Il décide d’entreprendre un voyage
pour nulle part et croit retrouver sur sa route l’une de
ses anciennes patientes qu’il va suivre jusqu’à
un coin perdu appelé La punta del diablo (La pointe du
diable). Là, il découvre sa solitude et celle des
autres personnages qui habitent ce petit paradis où l’on
pêche le requin. Film intimiste, ponctué de longs
silences, dans lequel la nature prend autant d’importance
que les personnages. Issu de Cinéma en Construction 9,
présenté en première mondiale à San
Sebastián. |
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RABIA,
Oscar Cárdenas Navarro (Chili)
Camila,
25 ans, vit avec sa mère qu’elle doit entretenir,
son bagage culturel est maigre et elle espère obtenir
un poste de secrétaire. La concurrence est dure et l’attente
après les nombreux rendez-vous d’embauche est exaspérante.
Finalement, elle trouve un travail qui durera peu malgré
ses efforts et son investissement. Film tourné en deux
jours, avec un budget réduit et une excellente distribution
d’actrices débutantes. La modestie de la production
n’enlève aucun mérite aux qualités,
nombreuses et évidentes, de cette expérience remarquée
à Cinéma en Construction et présentée
au dernier Festival de Locarno.
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EL
REY DE SAN GREGORIO,
Alfonso Gazitúa Gaete (Chili - Suisse)
Pedro
et Caty vivent dans un quartier habité par des handicapés,
des marginaux et des gens aux maigres ressources. Ils essaient
de fuir un monde sans espoir au travers de leur amour naissant
que les adultes “responsables” essaient d’empêcher.
Un jour, Caty disparaît et Pedro, aidé de ses amis,
se lance à sa recherche. Film au ton quasi-documentaire
qui aborde le thème délicat des relations sexuelles
et affectives entre handicapés, et qui fait la différence
quand il s’arrête sur les visages et les infimes détails.
Issu de Cinéma en Construction, sélectionné
au Festival de Miami. |
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SONHOS
E DESEJOS / DANCING IN UTOPIA, Marcelo Santiago (Brésil
- Portugal)
Brésil,
années 70. Trois militants, une jeune étudiante,
un professeur de littérature et un guérillero blessé
et au visage masqué, se retrouvent enfermés dans
un appartement de Belo Horizonte. Tous trois partagent des sentiments
affectifs et politiques mêlant loyauté, trahison
et désir. |
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SUSPIROS
DEL CORAZÓN,
Enrique Gabriel (Espagne - Argentine)
Un
jeune chef d’entreprise espagnol, beau et millionnaire,
installé à Buenos Aires, constate que la revue de
romans-photos Suspiros del Corazón devine son horoscope
de façon surprenante. Au moment de prendre une décision
importante dans ses affaires, il voudra connaître à
n’importe quel prix la prédiction des astres du mois
à venir. Cette recherche l’amènera sous une
fausse identité au siège du magazine et il se transformera
en acteur de roman-photo. Issu de Cinéma en Construction,
présenté aux Festivals de Moscou et Montréal. |
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EL
TELÓN DE AZÚCAR, Camila Guzmán Urzúa
(France - Cuba - Espagne)
La réalisatrice de ce documentaire a grandi à Cuba dans les années 70 et 80, les années dorées de la révolution cubaine. Elle en garde le souvenir d’un paradis. Quinze ans après, elle retourne à La Havane pour revenir sur cette période heureuse et en savoir plus sur le destin de quelques-uns de ses camarades. Ce voyage dans le passé se transforme en voyage de la déception, guidé par les réflexions de la cinéaste sur une réalité complexe et contradictoire. Ce film a obtenu le Prix de la Télévision Espagnole lors du dernier rendez-vous de Cinéma en Construction. Sélectionné au Festival de Toronto. |
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EL
VIOLÍN, Francisco Vargas Quevedo (Mexique)
Dans
la zone rurale d’un pays latino-américain, l’armée
lutte avec acharnement pour éliminer un groupe de guérilleros
déterminés mais mal organisés et n’hésite
pas à recourir à la torture, aux menaces et à
toutes les formes de répression. Un vieil homme qui gagne
sa vie en jouant du violon, utilise la caisse de l’instrument
pour fournir en armes les guérilleros. Les militaires n’y
voient que du feu. Une première œuvre surprenante
et profonde, filmée dans un noir et blanc somptueux, issue
de Cinéma en Construction, Prix d’interprétation
masculine de la section officielle Un Certain Regard au dernier
Festival de Cannes. |
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SÉLECTION HORIZONTES HORS COMPÉTITION
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EL CARACAZO, Román Chalbaud (Venezuela)
Août 2002, Nicolás Petrov lit la sentence rendue
par la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme
par laquelle il est ordonné à l’Etat vénézuélien
d’indemniser les familles et les victimes des événements
du 27 février 1989, date à laquelle le pays a vécu
une explosion sociale, “El Caracazo”. Les survivants
se rappellent les faits tragiques qui marquèrent l’avant
et l’après de l’histoire contemporaine du Venezuela.
Le cinéaste renommé Román Chalbaud rend hommage
à tous ceux qui ont vécu (et sont morts) ce jour-là. |
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- LOS 2 LADOS DE LA CAMA, Emilio Martínez-Lázaro
(Espagne)
- LOS AIRES DIFÍCILES, Gerardo Herrero
(Espagne)
- AZULOSCUROCASINEGRO, Daniel Sánchez
Arévalo (Espagne)
- BIENVENIDO A CASA, David Trueba (Espagne)
- LA BUENA VOZ, Antonio Cuadri (Espagne)
- CUADERNOS DE CONTABILIDAD DE MANOLO MILLARES,
Juan Millares Alonso (Espagne)
- LA DAMA BOBA, Manuel Iborra (Espagne)
- DIES D’AGOST, Marc Recha (Espagne)
INAUGURATION
- ESTRELLAS DE LA LÍNEA, Chema Rodríguez
(Espagne)
- HONOR DE CAVALLERIA, Albert Serra (Espagne)
- ISILTASUN KALEA / CALLE SILENCIO, Juan
Miguel Gutiérrez (Espagne)
- LA LEYENDA DEL TIEMPO, Isaki Lacuesta
(Espagne)
- LOS MANAGERS, Fernando Guillén
(Espagne)
- POBLADORES, Manuel García Serrano
(Espagne)
- REMAKE, Roger Gual (Espagne - Argentine)
- SEGUNDO ASALTO, Daniel Cebrián
(Espagne)
- LA SILLA, Julio Wallovits (Espagne)
- TIRANTE EL BLANCO, Vicente Aranda (Espagne
- Grande-Bretagne)
- EL TRIUNFO, Mireia Ros (Espagne)
- VEINTE AÑOS NO ES NADA, Joaquín
Jordá (Espagne)
- LA VIDA SECRETA DE LAS PALABRAS (The Secret Life
of Words), Isabel Coixet (Espagne)
- VOLVER, Pedro Almodóvar (Espagne)
- LA ZONA, Carlos Rodríguez (Espagne)
- ZULO, Carlos Martín Ferrero (Espagne)
- 20 AÑOS DE “DOCUMENTOS TV”:
- Bienvenido Mister Kaita, Albert Albacete
(Espagne)
- Muerte de una puta, Harmonía
Carmona (Espagne)
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Donostia - San Sebastián, 1er septembre 2006 |
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