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12/05/2006


PRÉSENTATION OFFICIELLE DE LA 54e EDITION DU FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM DE DONOSTIA – SAN SEBASTIÁN


Cette année, le Festival rendra hommage à la carrière d’un grand créateur, Ernst Lubitsch, et dédiera sa rétrospective thématique à l’émigration, une dure réalité actuelle, déjà présente à d’autres époques et dont le cinéma a rendu compte avec force.

Lors de sa présentation du 12 mai, le Festival a dévoilé l’affiche officielle de sa 54e édition, ainsi que celles qui illustreront ses différentes sections. Au cours de cette rencontre avec nos amis de la presse et de la culture, ont aussi été présentés certains événements phares du Festival du mois de septembre prochain.

L’affiche de la Section Officielle est un hommage au thriller, genre à l’origine d’un grand nombre de pièces maîtresses de l’histoire du cinéma, comme celle qui a inspiré le visuel de cette année: The Lady from Shanghai (La dame de Shangaï), d’Orson Welles, 1947.

Sa création a permis de retrouver quelques amis de toujours du Festival qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes : Marisa Paredes a ainsi offert son image, photographiée par José Luis López de Zubiría, le tout orchestré par Toni Galindo et Ana Obradors, de la société Art&Maña, responsables de la conception et de la réalisation de l’affiche.



 
Zabaltegi
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Download the leaflet on the 54th Festival here

RÉTROSPECTIVE CLASSIQUE: ERNST LUBITSCH


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Il est indéniable, et pleinement reconnu dans le monde entier, que Ernst Lubitsch (Berlin, 1892 - Los Angeles, 1947) est l’un des grands créateurs de l’histoire du cinéma. Un cinéaste si singulier que la définition de son style nécessite une expression nouvelle : la touche Lubitsch qui se rapporte à cette forme inimitable de provoquer le rire d’une manière élégante et intelligente.

Billy Wilder, Joseph L. Mankiewicz, Woody Allen et tant d’autres génies ont reconnu ce grand maître. Lubitsch. Il réussit à faire rire Greta Garbo dans Ninotchka (1939). Et il osa, en pleine offensive nazie, ridiculiser Hitler dans la féroce et jubilatoire dénonciation du fascisme To Be Or Not To Be (1942).

On connaît parfaitement les succès du créateur de comédies maîtresses comme The Shop Around the Corner (Rendez-vous, 1940) ou Bluebeard’s Eighth Wife (La huitième femme de Barbe-bleue, 1938). Mais on se souvient moins de l’extraordinaire drame pacifiste Broken Lullaby (L’homme que j’ai tué, 1932) ou de la grande partie de son œuvre réalisée au temps du cinéma muet, depuis l’héritage d’Oscar Wilde dans sa version de Lady Windermere’s Fan (L’éventail de Lady Windermere, 1925) à la délicieuse habileté de Die Austernprinzessin (La princesse aux huîtres, 1919). Le Festival de San Sebastián abordera en profondeur toute l’œuvre d’Ernst Lubitsch lors d’une rétrospective que complète une vision du réalisateur au-delà du stéréotype de maître de la comédie sophistiquée, qu’il est sans aucun doute, et qui met en valeur les empreintes bien réelles qu’a laissées son cinéma encore aujourd’hui.

RÉTROSPECTIVE THÉMATIQUE: ÉMIGRANTS


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L’émigration est un thème d’une brûlante actualité. Le cinéma, sensible aux problèmes actuels, a repris dans ses images le désir de tant de citoyens d’améliorer leur vie, changeant d’horizons à la recherche d’opportunités. La migration actuelle d’Afrique vers l’Europe se concrétise dans les films européens et surtout maghrébins avec une remarquable énergie cinématographique. Néanmoins, le thème de l’émigration ne date pas d’aujourd’hui mais remonte à plusieurs siècles, et rétrospectivement le cinéma en a lui aussi largement rendu compte. Entre autres, les mouvements migratoires d’Europe vers les Etats-Unis ou d’autres pays américains, ceux des Chinois vers le Brésil, des Suédois vers la Norvège, des Portugais et des Espagnols vers l’Europe riche… avec les difficultés linguistiques inhérentes des émigrants, le contraste entre les cultures ou les religions, le rejet des indigènes, l’apparition du racisme…

Emigrants sera un cycle d’environ 30 films qui sensibilisera les spectateurs à une problématique brûlante, et les étonnera par ses qualités cinématographiques. Entre autres titres, seront présentés Gaijin Os Caminhos da Liberdade (Gaijin, Les chemins de la liberté), de Tizuka Yamasaki (Brésil, 1980); Saïd, de Llorenç Soler (Espagne, 1999); Alambrista !, de Robert Young (Etats-Unis, 1977); Joe Hill, de Bo Widerberg (Suède,1971); O salto (Le saut), de Christian de Chalonge (France,1968); Pelle Erobreren (Pelle le conquérant), de Bille August (Danemark, 1987); Espaldas mojadas, de Alejandro Galindo (Mexique, 1955); L´horizon perdu, de Laïla Marrakchi (Maroc, 2000); Utvandrarna (The Emigrants) et Nybyggarna (The New Land), de Jan Troell (Suède, 1971); America America, de Elia Kazan (Etats-Unis, 1963) ; Bwana, de Imanol Uribe (Espagne, 1996); In This World, de Michael Winterbottom (Grande-Bretagne, 2002); Las cartas de Alou (Lettres d’Alou), de Montxo Armendáriz (Espagne, 1990) ; Desembarcos, de Jeannine Meerapfel (Argentine, 1989)…

Les informations sur la rétrospective contemporaine ainsi que sur l’ensemble des autres sections du Festival seront communiquées prochainement.


Partenaires


Le Festival International du Film de Donostia–San Sebastián remercie le travail et la collaboration des différentes entreprises et institutions qui font que cet événement important puisse continuer en s’améliorant d’année en année. TVE comme partenaire officiel; KUTXA, pour son intérêt au Festival comme partie du patrimoine culturel des habitants de Donostia et du Pays basque; ALTADIS, partenaire du Prix Altadis-Nouveaux Réalisateurs; TCM, partenaire du Prix du Public au film recueillant le plus grand nombre de votes des spectateurs ; MONTBLANC, partenaire du Prix Montblanc des Nouveaux Scénaristes; VOLKSWAGEN, voiture officielle du Festival et partenaire du Prix Volkswagen de la Jeunesse; IBERIA, transporteur aérien du Festival; MAX FACTOR, maquilleur officiel; WELLA, styliste du Festival; EL DIARIO VASCO, KUTXA et le PATRONATO MUNICIPAL DE DEPORTES présents aux projections du Vélodrome d’Anoeta; PROYECTO MEDIA DE LA UE, ICEX et EGEDA pour leur soutien au Sales Office; AECI, partenaire de Horizontes Latinos; les montres HAMILTON, les caves TORRES, PIPER HEIDSIECK, CONSORCIO DE JABUGO et AGUA DE INSALUS pour leur soutien au Festival, DHL, transporteur express du Festival; BRUESA, partenaire de Cinéma en Construction; ESTUDIOS EXA, KODAK, MEDIAPRO, MOLINARE MADRID, NO PROBLEM SONIDO, TECHNICOLOR ENTERTAINMENT SERVICES SPAIN et TITRA FILM qui décernent le Prix Cinéma en Construction de l’industrie, consistant en la post production du film choisi par ces mêmes entreprises. Apporteront également leur aide à la post production CASA DE AMÉRICA ainsi que les exploitants de la CONFÉDÉRATION INTERNATIONALE DES CINÉMAS D’ART ET ESSAI avec leur Prix CICAE. D’autre part, la CICAE, avec MAC GUFF LIGNE, MEDIAVISION, TÉLÉRAMA et TITRA FILM, décernent un Prix Cinéma en Construction à Toulouse aux films latino américains présentés dans cette section aidée activement par PROGRAMA IBERMEDIA, INSTITUTO CERVANTES, ATELIERS DU CINÉMA EUROPÉEN (ACE), CENTRE NATIONAL DE LA CINÉMATOGRAPHIE (CNC), FNAC, FONDATION GAN POUR LE CINÉMA, MARCHÉ DU FILM, SACEM, SIGNIS, TVE, UNIÓN LATINA et le fonds européen du programme INTERREG III-A FRANCE Espagne; TV5, pour sa collaboration fidèle avec le Festival et son soutien spécial aux Rencontres Internationales des Écoles de Cinéma.

Donostia - San Sebastián, 12 mai 2006